Au plus près du public : le « bus-info »

Au plus près du public : le « bus-info »

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Pour couvrir le vaste territoire concerné par le débat public sur la Ligne à Grande Vitesse Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon (POCL), la Commission particulière du débat public a fait le choix d’une modalité encore trop peu répandue : un bus-information qui va à la rencontre du grand public.

Le périmètre concerné par le projet POCL est en effet très vaste : cinq régions (Ile-de-France, Centre, Bourgogne, Auvergne et Rhône-Alpes), une quinzaine de départements et une vingtaine de grandes agglomérations sur l’ensemble de ce « cœur de France », qui représente près de 25 millions d’habitants et 40 % de la population française !

Le débat public s’organise autour de 25 réunions publiques (de proximité ou thématiques) et de deux auditions. En complément, le bus itinérant a pour mission « d'informer le public sur la tenue du débat public du projet de Ligne à Grande Vitesse Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon et de l'inciter à y participer ». C’est pourquoi, il est prévu plus de 200 stations différentes dans les agglomérations concernées (Clermont-Ferrand, Orléans, Roanne, Vichy, Moulins, Nevers, Bourges, Mâcon, Mennecy, Châteauroux, Montluçon, Blois, Vierzon, Villefranche, Orly, Saint-Etienne, Lieusaint), chacune recevant la « commission mobile » à son tour et ce pendant toute la durée du débat public, c’est-à-dire du 3 octobre 2011 (pour être juste, elle circule même depuis le 21 septembre 2011) au 31 janvier 2012.

« Bus-info », « bus itinérant »…
l’essentiel est d’aller au-devant des habitants


« Bus-info », « bus itinérant » ou « commission mobile » (cette dernière terminologie est celle adoptée dans le cadre du débat public sur la LGV POCL) : il s’agit certainement d’un moyen d’information parmi les plus efficaces à déployer dans le cadre d’une concertation ou d’un débat public. Il aménage le maximum de proximité et peut surtout se porter à la rencontre des habitants là où ils sont déjà, c'est-à-dire dans des lieux fréquentés (centre ville, place de marché, zone commerciale, etc.).

Le grand public, on le sait, a parfois du mal à se mobiliser sur les projets, plus encore sur les projets importants dont les échéances sont lointaines, et globalement assez peu dans le cadre de réunions qui apparaissent, quelle que soit leur échelle, comme des « grand-messes » bien trop formelles. La participation du grand public, à laquelle le « bus-info » contribue, est toujours un enjeu. Et le débat public sur la LGV POCL vient justement contredire le constat habituel : avec une moyenne de 400 participants par réunion publique, il intéresse !

Pierre Descamps